8 septembre 2021, profession solennelle de sœur Marie-Charbel

En la solennité de la belle fête de la Nativité de la Vierge Marie, sœur Marie-Charbel s’est engagée pour toujours dans la vie monastique en ce monastère dédié à Notre-Dame des Gardes.

Cédule d'engagement
Soeur Marie-Charbel

Ce fut un jour de grande joie pour sœur Marie-Charbel, pour sa famille, pour toute notre communauté, ainsi que pour la paroisse et le diocèse bien représentés lors de la célébration, ainsi que l’église maronite avec une petite délégation de quelques uns de ses membres résidant en Anjou, sans oublier nos frères cisterciens de l’abbaye de Bellefontaine.

Célébrants
Délégation Maronite
Vin d'honneur

À travers ce petit écho en photos, nous vous partageons notre joie et confions sœur Marie-Charbel et toute notre communauté à votre prière fraternelle.

Procession d'entrée

Procession d’entrée

Prostration

Prostration pendant la litanie des Saints

Engagement

Engagement

Signature de la cédule

Signature de la cédule sur l’autel

Remise de la coule

Remise de la coule

Accueil de l'Abbesse

Accueil de la professe par l’Abbesse

Accueil des soeurs

Accueil de la professe par chaque sœur

Accueil des soeurs

Accueil de la professe par chaque sœur

Accueil de l'Abbesse

Accueil de la professe par chaque sœur

Processions des offrandes

Procession des offrandes

Bénédiction de la professe

Bénédiction

Joie partagée

Joie partagée, à partager encore et encore…

15 août 2021, Jubilé d’or de sœur Marie

À l’ombre de la grande fête de l’Assomption de la Vierge Marie, à l’occasion du jubilé d’or – 50 ans de profession religieuse – de sœur Marie, membres de l’Ordre, de la famille, et des ami(e)s sont venu(e)s de tous les horizons : de Norvège, de Belgique, d’Angers et même de Bellefontaine et du Chemillois (!) pour prendre part à son action de grâce.

Tous ensemble nous avons célébré la fidélité du Seigneur, fait mémoire des merveilles qu’Il a accomplies dans la vie de sœur Marie depuis tant d’années.

Une telle célébration est aussi une invitation, adressée à tous ceux qui y participent ou s’y associent, à rendre grâce à Dieu pour les merveilles qu’Il ne cesse de réaliser, au fil des jours, le plus souvent à notre insu, dans l’humble quotidien de chacune de nos vies.

Vierge du Salve

Lettre de Saint Paul apôtre aux Éphésiens 3,14-21

 Frères/Sœurs, je tombe à genoux devant le Père, de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance de son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu. À Celui qui peut réaliser, par la puissance qu’il met à l’œuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir, gloire à lui dans l’Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.

Jubilé de soeur Marie
Jubilé de soeur Marie
Jubilé de soeur Marie

Chantez au Seigneur le cantique nouveau !

Dépouillez le vieil homme : vous connaissez le cantique nouveau.

Homme nouveau, Testament nouveau, cantique nouveau.

Le cantique nouveau n’a aucun rapport avec le vieil homme. On ne l’apprend que si on est un homme nouveau, dépouillé, par la grâce, de sa vétusté et inscrit désormais au testament nouveau du royaume des cieux. Vers lui notre cœur soupire au chant du cantique nouveau. Mais ce cantique nouveau, ce n’est pas par la langue, c’est par la vie qu’il se chante.

Écoute, je vais te donner une certaine manière de chanter : ne te mets pas en peine des mots, comme si par eux tu pouvais charmer Dieu. Chante en jubilant. Bien chanter pour Dieu, c’est chanter en jubilant.

Qu’est-ce que jubiler ? Comprends-moi. Quand c’est le cœur qui chante, les mots ne peuvent traduire le chant. Vois ceux qui chantent pendant les moissons ou les vendanges, ou quelque autre travail qui les absorbe ; à peine ont-ils commencé à exprimer leur joie par une chanson que sous l’empire de cette joie exubérante ils laissent de côté les mots articulés et se mettent à pousser des cris de jubilation. Il y a jubilation quand le cœur laisse échapper ce que la bouche ne peut dire. Et qui donc peut être objet de jubilation mieux que le Dieu ineffable ? L’être ineffable est celui qui ne peut être dit, si donc tu ne peux le dire et que tu ne dois pas le taire, que te reste-t-il sinon jubiler, en sorte que la joie du cœur éclate sans le secours des paroles et que l’immensité de l’allégresse déborde les étroites limites des mots ?              Saint Augustin, sur le Psaume 32

Après la célébration, dans l’attente des agapes éternelles, l’après-midi s’est poursuivi dans la joie et la bonne humeur autour d’agapes très fraternelles…

Jubilé de soeur Marie
Jubilé de soeur Marie
Jubilé de soeur Marie

Quand le pré devint maternité

Alpagas nouveaux nés

Depuis l’arrivée, l’été dernier, d’Hybernatus dans la prairie de la petite “bande des demoiselles alpaga” nous espérions cet heureux événement.

Belle occasion d’exercer notre patience et notre confiance dans le travail caché et silencieux de dame nature. En effet, l’alpaga, cet animal si sympathique, prend tout son temps pour venir au monde, sa gestation dure le plus souvent douze bons mois.

Les dernières semaines nous ont paru bien longues, à l’affut des signes avant coureurs, nous guettions l’arrivée des crias (dénomination des alpagas nouveaux nés).

Nous en espérions trois mais qu’en serait-il au bout du compte ? Qui de Nazka, Nouméa ou Nelia nous ferait la première surprise ?

Tout s’est joué en moins d’une semaine. Nazka, mardi 27 juillet, a été la première nous offrir la joie de voir poindre un petit museau tout blanc, une petite femelle : Rumba.

Dès le lendemain, mercredi 28, ce fut au tour de Nelia de devenir la mère très possessive d’un petit mâle tout marron: Ricci.

Nouméa, la nonchalante du troupeau, fit durer le suspens jusqu’au samedi matin, avant de nous ravir avec une seconde petite femelle, couleur café, aussi bouclée que sa maman : Ruah.

Hybernatus alpaga mâle

Hybernatus

Cria juste né

Rumba juste née

Naissance d'un alpaga

Nazka et Rumba

Nelia et Ricci

Nouméa et Ruah

Et Dieu créa les crias !

Et nous, nous l’attestons : cela est très bon, cela est très beau !

tétée du cria
Sieste des alapgas
Nelia et Ricci
Sieste des alapgas

Même chez les alpagas, à l’heure de la sieste, quand tout semble calme et repos, il y a toujours un(e) indiscipliné(e) pour venir titiller l’assemblée.

Ricci le trouble sieste

Pas le temps de dire “ouf” !

 

A peine le temps de se remettre des émotions de la fin juillet que débarquent les tondeurs pour la coupe annuelle du troupeau. Juste l’avant veille du 15 août, histoire que toute la maisonnée se soit refait une beauté pour la grande fête.

Tonte des alpagas
Tonte des alpagas

Pendant qu’on affute la tondeuse, dans la cabane/salle d’attente, un peu de stress mais pas trop.

Tonte des alpagas
Tonte des alpagas

Puis, entre les mains des pros, tout se passe bien à l’ombre des pruniers.

On se relève juste un peu groggy mais très élégant(e). Et, pour les petits, rien ne vient couper l’envie de téter…

Hybernatus après la tonte

Hybernatus

Nouméa après la tonte

Nouméa et Ruah

Nazka et rumba après la tonte

Nazka et Rumba

Joyeux anniversaire !

 

Vieillissant, elles fructifient encore, elles gardent leur sève et leur verdeur…

 

Sans problème nous pouvons reprendre les mots du psalmiste (ps 91,15) au sujet de nos deux “jeunes” nonagénaires, sœur Renée et sœur Hélène.

Sœur Renée reste la “mémoire” de la communauté : Quand cela a-t-il eu lieu ? Qui était là en telle occasion ? Sœur Renée demeure “incollable” et devance quiconque s’aventure à la concurrencer sur ce terrain.

Après de longues années de service à l’économat, sœur Hélène prépare désormais avec sagacité la revue de presse lue chaque jour au réfectoire pour tenir la communauté informée des événements du monde et de l’Église.

Le 21 juin, l’infirmerie était donc en fête pour célébrer ce double avènement. Fleurs, gâteaux, bougies, chocolats, boissons réconfortantes … rien ne manquait à la table des réjouissances.

Chaque participante a apporté sa petite note. Sœur Madeleine en tant que doyenne de la communauté, du haut de ses 92 ans, a chaleureusement souhaité la “bienvenue au club” aux deux fêtées du jour. Quant à sœur Marie, l’infirmière qui veille au quotidien de notre “p’tite bande d’aînées”, elle a ravivé les couleurs du tablier de nos Grand’Mères que chacune a bien cru reconnaître comme étant celui de  sa propre aïeule.

Sœur Madeleine, entourée de sœur Marie et de Mère Abbesse

Sœur Renée et Mère Abbesse

Sœur Hélène et Mère Abbesse

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?

Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau ; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides ; et quand le temps était frais, Grand’Mère s’en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au-dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes…

Sœur Marie

Je cueille, tu cueilles, nous cueillons…

 

Du 14 au 16 juin, le soleil généreux a conduit le tilleul au mûrissement idéal pour l’organisation de la cueillette annuelle.

Voyez, qu’il est bon, qu’il est doux, de nous retrouver (presque) toutes ensemble au pied du bel arbre qui trône au milieu du jardin, pour un travail commun qui a rassemblé et mobilisé toutes les générations, depuis les trentenaires jusqu’aux nonagénaires !

Avec une récolte de 31kg de tilleul engrangés, nous avons de quoi laisser infuser et consommer sans modération : promesse de longues nuits calmes et paisibles …

 

  

Psaume 132

01 Oui, il est bon, il est doux pour des frères/sœurs *

de vivre ensemble et d’être unis !

02 On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, +

qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, *

qui descend sur le bord de son vêtement.

03 On dirait la rosée de l’Hermon *

qui descend sur les collines de Sion. C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction,

* la vie pour toujours.